Santé et Café News

Contact presse : Houney Touré Valogne Tél. : 01 43 73 13 07 - Port. : 06 10 80 72 96
E-mail : tourevalogne@yahoo.fr

Rédaction : Odile Mathieu Tél. : 01 49 29 29 11 - Fax : 01 49 29 29 19
E-mail : cafe@expressions-sante.fr
Nouveautés du site
www.santecafenews.net

Un site dédié au café et à la santé.

site santecafenews.net

Exclusivement réservé aux professionnels de l'information.


Une mise à jour régulière.

SOMMAIRE
Médecine
Un effet positif du café sur la progression de l'hépatite C
Une étude américaine parue dans la revue Hepatology montre que la consommation café pourrait ralentir la progression de l'hépatite C chez les personnes atteintes.

En bref
Le lait n'empêche pas l'assimilation des antioxydants du café
Des chercheurs suisses ont comparé la biodisponibilité des antioxydants contenus dans du café instantané seul, mélangé à du lait entier ou à du sucre et à un substitut de crème.

Le café a un effet préventif contre le cancer de la prostate avancé
Une équipe de l'université de Harvard a étudié les effets de la consommation de café sur le risque de développer un cancer de la prostate avancé ou létal.






Les bénéfices du café sur le foie

Un travail américain paru dans la revue Hepatology montre que la consommation café pourrait freiner l'évolution de l'hépatite C chez les personnes atteintes. Il constitue la première étude montrant l’effet protecteur du café sur la progression de la maladie hépatique déjà déclarée.

Les actions positives du café sur le foie

Depuis environ une décennie, on a montré que le café a des effets bénéfiques sur le foie. La consommation de café est inversement associée aux concentrations d’enzymes hépatiques témoins de la souffrance du foie, telles que l’alanine aminotransférase (ALT), l’aspartate aminotransférase (AST) et la gamma-glutamyltransférase. Dans les études de populations concernant des personnes sans diagnostic préalable de maladie hépatique, la consommation de café réduit le risque de développer une cirrhose, une maladie hépatique chronique, et un carcinome hépatocellulaire (1-3). Différents constituants du café comme la caféine, les polyphénols et les diterpènes ont des effets bénéfiques sur le foie.

Un effet anti-fibrose hépatique

Une étude récente s’est intéressée aux effets de la consommation de café sur la progression de la maladie hépatique chez des patients qui souffrent déjà d’une fibrose avancée (4). Cette étude prospective a inclus 766 participants appartenant à la cohorte intitulée Hepatitis C Antiviral Long-Term Treatment against Cirrhosis (HALT-C) et qui sont résistants au traitement associant l’interféron et un médicament antiviral. Les patients ont tous subi un examen d’imagerie permettant de s’assurer qu’ils ne souffraient pas déjà d’un carcinome hépatocellulaire. La consommation de café variait de 0 à 5 tasses par jour. Sur la période moyenne de suivi de 3,8 ans, 230 patients ont vu leur score de fibrose hépatique augmenter de 2 points.

Un risque réduit à moyen terme

Le risque de voir évoluer la maladie est réduit de 16 % pour chaque tasse de café consommée et, chez les consommateurs de plus de 3 tasses de café, le risque de progression de la maladie est réduit de 44 % par rapport aux non-consommateurs. Lorsque le modèle est ajusté pour l’âge, le score de fibrose initial, l’index de masse corporelle, l’éducation, le sexe, la race, l’ethnicité, la consommation d’alcool et de tabac, la consommation de thé et la prise calorique, le risque de progression de la maladie diminue de 53 %.

La réduction du risque ne dépend pas du type de traitement pris par les patients, de la sévérité de la fibrose à l’entrée dans l’étude, de l’état de santé général des patients, de la résistance à l’insuline ou du degré d’inflammation. Elle est également indépendante de la consommation d’alcool ou de tabac.

Mêmes résultats à long terme

Les auteurs ont réévalué le risque de progression de la pathologie 12 mois après la première mesure chez 633 patients. Ils ont obtenu des résultats similaires qu’ils basent leurs calculs sur la consommation de café au début de l’étude ou sur celle des 12 derniers mois. Le risque de voir évoluer la maladie est réduit de 22 % pour chaque tasse de café consommée et pour au moins 3 tasses quotidiennes, ce risque est réduit de 62 %.

Contrairement au café, le thé n’a aucun effet bénéfique sur la progression de la maladie (risque relatif chez les consommateurs d’une tasse de thé quotidienne par rapport aux non-consommateurs : 1,02 %).

De plus ces auteurs ont observé qu’au début de l’étude la consommation de café était associée avec un meilleur niveau des marqueurs de maladie hépatique, incluant des taux plus faibles d’alpha-foetoprotéine, un rapport sérique AST/ALT et un degré de stéatose hépatique plus bas ainsi qu’une albumine plus élevée ce qui confirme diverses études antérieures (5, 6).

Conclusion

Nous sommes en présence de la première étude montrant l’effet protecteur du café sur la progression de la maladie hépatique déjà déclarée (4). Toutefois, les constituants du café responsables des effets observés n’ont pas été identifiés.

Les candidats potentiels restent les polyphénols en particulier l’acide chlorogénique qui régulent le taux circulant de glucose, réduisent l’inflammation et le stress oxydatif. La caféine de son côté agit sur les taux d’ALT et sur diverses étapes de la carcinogenèse. Des travaux complémentaires restent nécessaires pour étendre ces observations à d’autres populations et identifier les mécanismes sous-jacents à cet effet protecteur du café, non seulement sur l’apparition d’une maladie hépatique ou d’un cancer, mais aussi sur sa progression.

Pour en savoir plus
1. Bravi F et al. Coffee drinking and hepatocellular carcinoma risk: a meta-analysis.     Hepatology. 2007 ; 46 : 430-5.
2. Cadden IS et al. Review article: possible beneficial effects of coffee on liver disease and     function. Aliment Pharmacol Ther. 2007 ; 26 : 1-8.
3. Larsson SC, Wolk A. Coffee consumption and risk of liver cancer: a meta-analysis.     Gastroenterology. 2007 ; 132 :1740-5.
4. Freedman ND et al. Coffee intake is associated with lower rates of liver disease     progression in chronic hepatitis C. Hepatology. 2009 ; 50 : 1360-9.
5. Klatsky AL et al. Coffee, cirrhosis, and transaminase enzymes. Arch Intern Med. 2006 ;     166 : 1190-5.
6. Ruhl CE, Everhart JE. Coffee and caffeine consumption reduce the risk of elevated     serum alanine aminotransferase activity in the United States. Gastroenterology. 2005 ;     128 : 24-32.

Astrid Nehlig
Directrice de Recherche, Inserm U666, Faculté de médecine, Strasbourg





Le lait n'empêche pas l'absorption
des antioxydants du café
 

Les acides chlorogéniques (CGA), antioxydants présents dans le café, font l'objet de nombreuses recherches. Cependant, leur biodisponibilité, c'est à dire la proportion de substance qui va effectivement agir dans l’organisme par rapport à la quantité absorbée, reste encore méconnue lorsque le café est mélangé à une autre substance. Des chercheurs suisses ont comparé la biodisponibilité des polyphénols dérivés des CGA contenus dans du café instantané seul, mélangé à du lait entier ou à du sucre et à un substitut de crème.

Pour ce faire, neuf participants en bonne santé ont été invités à boire de manière aléatoire, selon un schéma croisé, du café instantané seul ou mélangé soit à 10 % de lait entier, soit à du sucre et succédané de crème. Chacune des boissons contenaient 332 mg de CGA. Des échantillons de sang ont été prélevés 12 h après ingestion chez chaque participant de l'étude afin d'isoler les composés phénoliques du café dérivés des CGA : acide caféique, acide férulique et acide isoférulique. L'ajout de lait n'a pas significativement modifié la concentration plasmatique maximale de ces composés, ni le temps nécessaire pour l'atteindre par rapport au café noir instantané. En revanche, la teneur maximale d'acide caféique et isoférulique a été significativement plus basse dans le groupe sucre et substitut de crème. Le temps pour atteindre ce seuil a été également plus long pour l'acide férulique et isoférulique.

Les auteurs concluent que l'ajout de lait entier ne modifie pas la biodisponibilité globale du café en acides phénoliques, alors que le sucre et le succédané de crème affectent la concentration maximale de ces composés dans le sang. L'ajout de ces substances ne change cependant pas la composition des composés phénoliques du café dans le plasma.

Pour en savoir plus :
Renouf M, Marmet C, Guy P et al. Nondairy creamer, but not milk, delays the appearance of coffee phenolic acid equivalents in human plasma. J. Nutr. 2010 ; 140 : 259-263.



Café contre cancer de la prostate avancé
 

Une équipe de l'université de Harvard a étudié les effets de la consommation de café sur le risque de développer un cancer de la prostate avancé ou létal.

Les chercheurs ont utilisé la cohorte de la Health Professionals Follow-up Study comprenant 50 000 hommes. Pendant 20 ans, de 1986 à 2006, 4 975 cas de cancer ont été identifiés. La consommation de café des participants, décaféiné ou non, était évaluée tous les 5 ans. Au terme de l'analyse, il s'avère tout d'abord que les hommes qui buvaient six tasses au moins de café par jour avaient 19 % de risque en moins de développer un cancer de la prostate quel qu’en soit la forme par rapport à ceux n'en buvant pas (RR = 0,81 : IC95 : 0,67-0,97), et d'environ 60 % de risque en moins de développer un cancer létal (RR = 0,41 : IC95 : 0,22-0,77) ou avancé (RR = 0,41 : IC : 0,24-0,71) de la prostate. Cette dernière association avec les cancers agressifs était encore plus marquée chez les hommes ne fumant pas (RR = 0,11 ; IC95 : 0,02-0,83). Les résultats étaient similaires pour le café caféiné et décaféiné.

Les scientifiques se sont également penchés sur les taux plasmatiques en différents composés qui influencent les cancers prostatiques : le café serait inversement associé à la concentration sanguine de peptide C et positivement associé à la testostérone et à une de ses protéines de liaison, la sex hormone binding globulin ou SHBG. Aucune relation n'a été trouvé dans les niveaux de l’insulin-like growth factor-1 ou IGF-1, de l'insulin-like growth factor binding protein 3 ou IGFBP3, de la testostérone libre ou de l'oestradiol.

Ces fortes corrélations entre consommation de café et diminution du risque de cancer de la prostate demandent à être confirmées dans d'autres populations. Comme les effets sont similaires avec le café normal et décaféiné, les effets proviendraient de composés autres que la caféine, et seraient liés au métabolisme de l'insuline et/ou aux taux d'hormones sexuelles.

Pour en savoir plus :
Wilson KM. Coffee Consumption Associated with Reduced Risk of Advanced Prostate Cancer. American Association for Cancer Research, 2009, Abstract A106 du Congrès de l’American Association for Cancer Research.




"Café & Médecine"


Sous la direction d'Astrid Nehlig (directrice de recherche, Inserm U666, Faculté de médecine de Strasbourg)

Les effets du café sur la santé font l’objet de très nombreuses publications dans la littérature scientifique internationale. Cet ouvrage fait le point, à partir des données récentes, sur le café, ses constituants et les connaissances actuelles sur leurs effets en terme de santé.

Histoire du café : un "médicament" devenu une boisson de plaisir

Le café et ses constituants : consommation et pharmacologie
Astrid Nehlig (Inserm U666, Strasbourg)

Caféine et système nerveux central : des effets psychostimulants
Dr François Medjkane, Dr Jean-Louis Goeb (CHU de Lille), Astrid Nehlig (Inserm U666, Strasbourg)

Caféine et système cardiovasculaire : effets de la caféine et des autres composants du café
Pr François Carré (CHU de Rennes)

Caféine et système digestif et action sur la diurèse
Benoît Lhermitte (Inserm U688, Strasbourg) et Astrid Nehlig (Inserm U666, Strasbourg)

Caféine et vie reproductive féminine : fertilité et grossesse
Dr Gabriel André (Gynécologue-obstétricien, Strasbourg)

Caféine et exercice physique : performance et dopage
Dr Jacques Pruvost (Médecin du sport, Médecin conseiller Direction régionale Jeunesse et Sport, région Paca)

Café et recherche : effets bénéfiques émergents
Astrid Nehlig (Inserm U666, Strasbourg)

Si vous souhaitez recevoir le livre, adressez-nous ce coupon :

par fax :

01 49 29 29 19


par courrier :

Expressions Santé
2 rue de la Roquette,
Passage du Cheval Blanc
75011 Paris


par mail :

odmathieu@expressions-sante.fr

Nom :


Prénom :


Revue ou média :


Adresse :


Tél. :


Fax :


E-mail :
 


Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des informations que vous nous communiquez (art.34 de la loi "Informatique et Libertés"). Ce droit peut s'exercer auprès d'Expressions-Sante.
Un bulletin d'information édité par Expressions Santé en collaboration avec
le Syndicat Français du Café (SFC)
Expressions Santé -2 rue de la Roquette -Passage du Cheval Blanc -Cour de Mai -75011 Paris
Tél.: 01 49 29 29 29 -Fax : 01 49 29 29 19 -Mail : cafe@expressions-sante.fr
Café et Santé News vous informe régulièrement des recherches réalisées sur le café
et sur ses différents composants, notamment à travers la littérature scientifique internationale.